Elle ferme sa valise d'un seul coup sec. Elle la trouve plus légère qu'elle ne le pensait. Elle se glisse tout au long d'un couloir encombré de souvenirs, de tranches d'une vie qui n'était même pas la sienne. Puis, elle ferme à clé la porte de son appartement.
Ciel voilé, pas de lune. Elle décide de descendre les escaliers malgré l'obscurité qui envahissait les paliers. Pas besoin de se guider par la rampe, elle les connaissait par cœur...huit marches, trois pas, on tourne à gauche, huit marches...
( Combien de fois les ai-je montés pendant mon enfance ? )
La rue semble être suspendue dans le temps. Il est trois heures vingt-cinq. Elle regarde à gauche, à droite, à gauche de nouveau...
Un taxi libre la dépasse. Quelques mètres plus loin, le chauffeur décide de freiner de son plein gré. Il fait demi-tour et s'arrête juste devant elle. Un zéphyr ondoie sa blouse mal boutonnée. Il baise la vitre sans rien dire. Elle croit deviner un homme dans la quarantaine, petite barbe, lunettes, vieux cardigan gris. Elle ouvre la porte de la banquette arrière, s'assied, et pose la valise sur ses genoux.
- Quelle destination? Demande-t-il en la scrutant par le rétroviseur.
Elle n'avait pas de réponse.
( Même pas laissé un petit mot ).
J.W. attend la suite...
RépondreSupprimerMerci de l’intérêt que vous y portez, Monsieur/ Madame W. ...
SupprimerJ'espère que vous vous en délecterez...
Madame,
RépondreSupprimerAvec tout le respect que je vous dois, votre truc, là, la suite de votre soi-disant road-movie...
Vous vopulez que je vous dise?
Vraiment?
Vous êtes une grosse feignasse!
Avec mes hommages, bien entendu.
Yours sincerely,
Myself
Manque de "motivation", mon cher Myself...
RépondreSupprimer(Pas ma faute à moi...)