lundi 7 juillet 2014


Un jour, dans l'un de ses magnifiques textes, il m'avait dit que j'étais sa lectrice idéale, une sorte de muse qui lui permettait de se rapprocher de son côté le plus sensible, le plus intime...

Moi, je n'écris que pour lui...Il m'aide à dénicher la beauté là où elle est quelque chose d'improbable... il m'inspire, me stimule, me guide, me provoque, attise en moi le désir d'ouvrir mon esprit à l'aide des mots...

Écrire est pour moi un synonyme de liberté...c'est comme si ces deux mots étaient enlacés par un fil invisible, indestructible, impossible à briser...le même "fil immortel" qui me lie à lui...

Néanmoins...parfois...je sens que mes pensées sont noyées dans une sorte de brume épaisse...comme s'il s'agissait d'un casse-tête dont les pièces ( les mots ) seraient parsemés dans les couloirs d'un labyrinthe sans issue...

Et quand cela m'arrive, je tourne en rond comme un fauve en cage...j' ( lui ) écris dans ma tête...je rédige, j'efface, je re-rédige et j'efface de nouveau. Je me sens maladroite, incapable d'ordonner mes idées, de trouver des mots simples, des mots adéquats, ceux qui expriment mon état d'esprit, ceux qui servent à lui raconter mes journées, ceux qui devraient se présenter comme un souffle...comme un brin de quiétude et de liberté...

Il y avait, au plus profond de moi, trois mots qui empêchaient mon cerveau de respirer, trois mots qui bloquaient ma pensée...qui me rendaient, presque, incapable de communiquer...trois mots que j'avais besoin de prononcer...

Il me manque...

Lui et une liste de choses, ou plutôt de sensations, d'émotions, que j'aimerais dresser à la Sei Shonagon...
Et de cette liste-là, je pourrais puiser de très beaux mots à la louche...

...baiser, joue, havre, flâner, apaisement, voix, tendresse, écoute, sourires, odeur, regard, sillonner, peau, douceur, caresser, mains, glisser, recoins, corps, intimité, graver, mémoire, nombril, frôler, lèvres, t'offrir, plaisir...
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( La nuit est tombée. La fenêtre de mon bureau reste mi-ouverte. Il n'y a que le son du silence et celui de mes doigts sur le clavier. Je relis mon texte...il ne me plaît pas...)
( Une petite brise se faufile dans la pièce...)


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